Mes 6 astuces pour que le rituel du coucher de ma fille ne s'éternise pas

 Mes 6 astuces pour que le rituel du coucher de ma fille ne s'éternise pas.

Depuis quelques temps, notre Bouclette (notre fille cadette NDLR) nous appelle 36 fois le soir, après le coucher.

« J’ai soif…« , « j’ai perdu mon doudou…« , « je veux faire pipi…« , « il y a un monstre…« , « j’ai mal…« , « je veux un câlin« , « j’arrive pas à respirer…« , … »est ce que papa il a rasé sa barbe?« …Tout y passe, du plus basique au plus farfelu au fur et à mesure que la soirée avance.

Elle ne semble jamais à court d’idées et de demandes… toutes plus indispensables les unes que les autres, évidemment, à cette heure avancée où elle devrait naturellement retrouver les bras de Morphée.

Le rituel du coucher semble alors devenir interminable… et si nous avons été patients quelques temps, nous avons fini par atteindre nos limites.

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Cette petite demi-heure grattée sur la journée peut pourtant sembler peu de chose… mais elle arrive pile au moment où nous pouvons enfin souffler et profiter de notre soirée.

Et retarder ce moment, soir après soir, pour des broutilles, nous exaspère de plus en plus. On en arrive à croire qu’elle joue avec nos nerfs, même si ce n’est pas forcément conscient, et on finit par s’énerver.

Bouclette a longtemps eu des soucis de sommeil, mais depuis quelques mois, nous avons enfin retrouvé nos nuits complètes – alors la perspective qu’elle reparte sur un cycle infernal nous angoisse aussi un peu…

Ces rappels multiples au moment du coucher sont pourtant très fréquents, les enfants essayant de grappiller un peu plus de temps, et surtout d’attention.

Nous en sommes bien conscients, et nous avons commencé par appliquer naturellement les règles « basiques » pour éviter ces situations: anticiper le moment clé, en rappelant l’imminence du coucher; instaurer un rituel routinier; et prendre le temps de discuter avec elle, à « froid », pour essayer d’identifier le problème.

Comme vous l’imaginez, si j’écris aujourd’hui cet article, c’est que tout ça n’a suffit qu’un temps… et qu’il nous a fallu tenter des alternatives un peu plus poussées, pour essayer de venir à bout de ces rappels incessants.

Lorsque j’ai exposé notre situation sur mes réseaux sociaux, vous êtes nombreuses à m’avoir proposé des idées…

Même si j’en appliquais déjà plusieurs, ces astuces m’ont été très utiles – alors je vais les compiler ici, car vous serez peut être nombreuses à en avoir aussi besoin!

Instaurer un rituel du coucher

Commençons par le conseil le plus évident – instaurer une routine pour le coucher de votre enfant l’aidera à appréhender ce moment, à l’anticiper, et à se rassurer.

Çaa passe par un déroulement précis et régulier de ce moment clé de la soirée, étape après étape, qui servira de repère sécurisant, dans une ambiance propice au calme. Jeux, chatouilles sont donc à proscrire, au risque d’énerver votre enfant, mais lire ensemble un livre, chanter une chanson, ou passer par un temps câlin sera un bon préambule au sommeil.

S’aider d’un tableau des tâches où les différentes étapes sont dessinées (pyjama, dents, toilettes, lecture, dodo par exemple), peut aider l’enfant à visualiser, si vous en ressentez le besoin. Mais avoir le même schéma tous les soirs devrait déjà naturellement entraîner le bon rythme.

Valider la « check-list » du dodo

Pourquoi pas éditer noir sur blanc une « to-do list » du soir, pour que l’enfant puisse constater par lui même que tous ses besoins pré-sommeil ont été validés! Pyjama: mis; dents: lavées; pipi: ok; verre d’eau: bu; volets: fermés… On prend doudou dans les bras, un câlin et hop! Normalement il n’y a plus rien à réclamer, tout est fait, c’est checké!

… Reste que les enfants ont une imagination terriblement débordante, pour trouver encore de nouvelles raisons d’appeler en dehors de la liste;o)

Proposer des occupations « douces »

Pour éviter les appels, on peut donner un peu de lest à ses enfants en les autorisant à garder quelques éléments « calmes » dans le lit, dans le noir, pour le moment de l’endormissement. Une veilleuse, un livre (et un seul!), quelques doudous, une lampe à histoires, un petit jouet sans risque… De quoi s’occuper, sans trop de risques de s’exciter.

Si cette technique a très bien marché pour ma grande, et un temps aussi pour Bouclette, il reste le risque que ça ne crée encore plus de « bonnes raisons » d’appeler encore… « la veilleuse marche plus », « je veux changer de livre », etc. Bref: à tenter quand même, car selon l’enfant, ça peut suffire – mais, pas garanti à 100%!

Calmer les éventuelles peurs

Même si ce n’était pas le cas de Bouclette, si l’enfant appelle sans cesse, c’est parfois parce qu’il a peur du noir. La meilleure solution est alors d’en discuter avec lui, pour calmer ses peurs, et de lui proposer des moyens de se rassurer.

A commencer par laisser la porte entr’ouverte – parfois les sons et lumières du reste de la maison suffisent… Dans le cas contraire, on peut bricoler une « boîte à monstres » dans laquelle les « enfermer », ou un « spray anti-monstres » à vaporiser dans la pièce.

On m’a aussi conseillé plusieurs fois un livre ludique et apparemment très efficace,« Comment faire dodo quand on a pas envie de faire dodo mais qu’il faut quand même faire dodo » aux éditions Thomas Jeunesse.

Cadrer les demandes incessantes

C’est pour l’instant la méthode qui a l’air de marcher auprès de ma Bouclette!

Pour arriver à rendre la situation plus tangible à l’enfant, et le responsabiliser, on peut fixer des règles au moment du coucher, en donnant à la fois du libre arbitre, et un peu de liberté à l’enfant, tout en lui imposant dans le même temps des limites claires et objectives.

Par exemple en l’autorisant à appeler pendant 10mn, chronométrées; ou, comme nous l’avons fait, en lui donnant 3 « tickets » : à chaque appel, on vient, mais on récupère un ticket. Lorsqu’il n’y en a plus, l’enfant a une punition; et plus il conserve de tickets, plus il a de chances d’obtenir une récompense! (on lui explique les règles avant, évidemment!).

De quoi laisser un peu de marge à l’enfant, tout en encadrant quand même ce moment: la menace ne vient plus directement des parents, mais d’une règle objective, quantifiable visuellement, et extérieure.

J’attends de voir vraiment sur la durée, mais après une semaine, cela semble être un succès chez notre Bouclette!

D’autres suggestions

Je n’ai pas souhaité – ou eu besoin – de les appliquer, parce qu’elles ne me semblaient pas correspondre à ma fille, mais on m’a aussi suggéré d’autres pistes qui peuvent être intéressantes.

  • Récapituler 3 bonheurs du jour avant le coucher, pour aider l’enfant à se rendre compte qu’il est en fait comblé. Pourquoi pas, mais il faut que l’enfants soit déjà grand, et je doute que cela suffise vraiment en soi…
  • Pratiquer le cododo, en restant à côté de son enfant le temps qu’il s’endorme ou en l’endormissant dans le lit parental. J’avoue avoir un peu peur d’instaurer ce genre d’habitudes, car pour moi il est important qu’un enfant apprenne à s’endormir seul, mais si cela vous semble une bonne solution pour vous, ça peut valoir le coup de tenter.
  • Pratiquer le yoga, les massages, la méditation…L’une de mes lectrices m’a parlé d’un jeu de société qu’elle a auto-édité avec sa marque, Happy Fabrik, pour favoriser l’endormissement. « Loup dors-tu?« , est téléchargeable et imprimable chez soi, et propose sous forme ludique des exercices de yoga, ou de respiration, dans le but d’endormir le grand méchant loup…et l’air de rien, les enfants aussi! Je n’ai pas testé, Bouclette me paraissant encore trop petite pour être réceptive, mais c’est une alternative qui mérite d’être mentionnée!

Le problème semble en voie d’amélioration ici; alors j’espère que ces petites astuces pourront peut-être aussi aider à pacifier vos soirées!

{NB – petite précision, ce billet n’est en aucune manière sponsorisé}

Ce billet est également publié sur le blog Picou Bulle.

MARIE D.

(Le nom de l’auteur a été modifié à sa demande)

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