Édouard Philippe "se donne trois mois" pour réformer le système de santé

Édouard Philippe en visite au Centre hospitalier Simone Veil d'Eaubonne, le 13 février

POLITIQUE – En finir avec les « rafistolages ». Voilà le message que voulait faire passer ce mardi 13 février Edouard Philippe, dans le cadre des annonces sur la « stratégie de transformation du système de santé » faites au centre hospitalier Simone Veil à Eaubonne dans le Val d’Oise.

« Nous pourrions essayer de corriger deux ou trois choses ici ou là (…) Les Français ont conscience que le temps des rafistolages est révolu », a indiqué le premier ministre, accompagnée de la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Le gouvernement « se donne trois mois pour y réfléchir intensément », a-t-il ajouté, promettant une concertation « à plusieurs niveaux » qui se déroulera entre avril et mai.

Le chef du gouvernement entend superviser « cinq grands chantiers » ayant pour objectif de « passer d’un système cloisonné, fondé sur les soins curatifs tarifés à l’acte, une course aux volumes et une régulation budgétaire, à un système davantage tourné vers la prévention, la coordination, la qualité, l’accès aux soins ». Une enveloppe de 100 millions d’euros par an -« en plus » du budget de l’Assurance maladie- sera accordée au ministère de la Santé pour mener cette réforme.

Par ailleurs, l’ex-maire du Havre a promis une « une réflexion sans tabou sur le numerus clausus ». « On connaît tous des cas autour de nous d’étudiants, souvent méritants, qui après deux échecs, se retrouvent sans rien. Certains, en général les plus aisés, vont se former ailleurs en Europe. Pour les autres, la sanction est très brutale », a-t-il indiqué.

Edouard Philippe envisage ainsi plusieurs options, de la suppression du « numerus clausus » à l’augmentation du quota d’étudiants admis en deuxième année. « Faut-il le faire varier d’une université à l’autre? », a également interrogé le premier ministre.

« La seule certitude que j’ai, c’est que le profil des étudiants en santé mérite d’être diversifié, et leurs études décloisonnées », a-t-il jouté.

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