Antidépresseurs : quelles différences entre les médicaments ?

Selon les dernières recommandations de la Haute autorité de santé,  les antidépresseurs ne sont pas indiqués en cas de dépression légère. Mais ces médicaments peuvent être envisagés pour les dépressions modérées et doivent en revanche être proposés d’emblée pour les dépressions sévères.

Pour le choix du médicament, la HAS recommande aux médecins de prescrire « l’antidépresseur le mieux toléré, le moins toxique en cas de surdosage, et le plus simple à prescrire, à dose efficace ».

Les antidépresseurs prescrits en première intention

En raison de leur meilleure tolérance :

  • les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ;

    les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ;

    trois « autres antidépresseurs » (de mécanisme pharmacologique différent) : miansérine, mirtazapine et vortioxétine.

Lorsque le premier traitement est sans effet

• En deuxième intention : les antidépresseurs imipraminiques (tricycliques), en raison de leur risque de toxicité cardiovasculaire.

• En troisième intention : l’agomélatine, en raison de sa toxicité hépatique et le tianeptine, qui comporte un risque d’abus et de dépendance.

• En dernier recours :  les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO), uniquement après échec des autres alternatives en raison de leurs nombreux effets indésirables et interactions médicamenteuses.

Suivi et arrêt du traitement

Il est recommandé de surveiller étroitement le patient par des consultations régulières, notamment au bout de la première semaine puis de la deuxième semaine de traitement, pour rechercher un comportement suicidaire, une agitation ainsi que les effets indésirables somatiques.

Un traitement concomitant par benzodiazépine peut ainsi  être justifié en début de traitement antidépresseur pour une durée de 2 semaines en cas d’anxiété, d’agitation ou d’insomnie invalidantes.

La durée totale du traitement antidépresseur se situe entre 6 et 12 mois après rémission, afin de prévenir les rechutes. L’arrêt du traitement ne doit pas se faire à l’initiative du patient ou de sa famille sans accompagnement médical.

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