Un nouveau test pour le diagnostic du paludisme

Des chercheurs américains de l’Université de Waskington sont sur le point de développer un test qui se base sur la signature de notre souffle pour déterminer si l’on est atteint ou pas de paludisme.

Les chercheurs ont travaillé sur un groupe d’enfants africains et présenté les résultats de leur étude au Congrès annuel de la Société américaine de médecine et d’hygiène tropicales (ASTMH).

Les scientifiques ont noté que le souffle d’une personne atteinte de paludisme contient un composé semblable à une vapeur produite par les plantes et susceptible d’attirer les moustiques. Ces composés chimiques qu’elle expire sont, selon eux, facilement détectables grâce à un dispositif approprié.

Un test sur 35 enfants

Pour cette étude, les chercheurs ont recueilli des échantillons d’haleine de 35 enfants âgés de 3 à 15 ans hospitalisés dans un centre de soins pédiatriques à Lilongwe, au Malawi, avec de la fièvre et des symptômes de paludisme. Parmi ces 35 enfants, 17 avaient été testés positifs au paludisme avec un test conventionnel et 18 étaient négatifs.

Les chercheurs ont recueilli leurs échantillons d’haleine et les ont scellés dans un tube avec un matériau absorbant afin de les analyser en laboratoire. Les échantillons de sang de ces enfants ont également été analysés simultanément. Résultat : le test d’haleine a pu déterminer avec succès dans 83% des cas quels étaient les enfants qui étaient atteints de paludisme.

Selon les experts, ce test du souffle est une réelle avancée dans la lutte contre le paludisme car il permet de détecter la maladie de façon précoce et il pourra être utilisé comme outil de suveillance dans toutes les zones infestées de moustiques.

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