Parler en dormant, c'est inquiétant ?

Selon les chiffres présentés lors du congrès de la Société française de recherche et de médecine du sommeil (SFRMS), qui se tenait à Lille en novembre 2014, 71 % des hommes et 75 % des femmes affirment s’être déjà exprimés pendant leur sommeil. Mais seulement 1,5 % des adultes le feraient toutes les nuits. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour les personnes qui partagent leur lit, d’autant plus que le geste s’associe souvent à la parole !

Quand c’est lié au stress

Même lorsque l’épisode se répète, somniloquer n’est pas une maladie, d’autant que le dormeur en est généralement peu gêné… sauf s’il divulgue ainsi des secrets. Inutile donc de réveiller le bavard. « Ce phénomène peut refléter une certaine tension psychologique, due à une période de stress ou de souci », constate le somnologue Éric Mullens.

Parfois lié à d’autres troubles

S’il intéresse néanmoins les scientifiques, c’est parce qu’il s’associe volontiers à certains troubles du sommeil comme le somnambulisme ou le trouble du comportement du sommeil paradoxal (TCSP), qui se caractérise par une extériorisation des rêves.

Ginevra Uguccioni, de l’unité de Pathologies du sommeil de l’hôpital Pitié-Salpétrière (Paris), a mené une étude, présentée lors du congrès de Lille. Après avoir recueilli et analysé les paroles nocturnes de 232 patients, elle relève que les somnambules s’expriment plutôt par des chuchotements, des mots ou des phrases répétées, mais aussi parfois dans un langage ordurier accompagné de gestes. Tandis que les patients souffrant de TCSP ont, eux, davantage tendance à rire, marmonner ou remuer les lèvres sans émettre de sons. Rien d’inquiétant dans tous les cas.

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