Un test sanguin précoce pourrait indiquer le risque de prématurité

Chaque année 15 millions de bébés naissent prématurément dans le monde selon l’Organisation mondiale de la Santé. Des chercheurs américains pourraient avoir trouvé un moyen de prévenir précocement le risque de prématurité. L’équipe du Laboratoire de médecine reproductive et d’immunologie de San Francisco aux Etats-Unis a réalisé une petite étude encourageante pour les femmes enceintes que révèle la BBC. Ils ont réussi à évaluer sur un petit panel le risque de naissance prématurée et de fausse couche dans les douze premières semaines de grossesse au moyen d’un test sanguin. Sa spécificité ? Réussir à filtrer des molécules appelées microARN, qui se trouvent dans les cellules sanguines du lit placentaire – la membrane qui tapisse l’utérus pendant la grossesse.

L’objectif du test repose spécifiquement sur l’évaluation de la capacité des cellules microARN à prédire les grossesses à risque de prématurité, de pré-éclampsie (maladie de la grossesse caractérisée par de l’hypertension artérielle) et de fausse couche au cours des 12 premières semaines de la grossesse.

Une étude préliminaire

Les chercheurs ont examiné 160 naissances sur une série de quatre études. Les résultats suggèrent l’efficacité de leur test sanguin. L’analyse est parvenue à anticiper une fausse couche et la pré-éclampsie tardive avec une précision d’environ 90%. Quant à la naissance prématurée, elle a été prédite avant 34 semaines avec une précision d’environ 89%, rapporte la BBC.

Il est trop tôt pour se réjouir de ces premiers résultats dont la portée ne doit pas être sur-estimée, tempèrent les scientifiques qui insistent sur la nature « préliminaire » de leur petite étude. D’autres recherches doivent être menées pour approfondir et valider cette découverte, concluent-ils.

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