Ménopause : l'homéopathie a-t-elle des remèdes efficaces ?

L’homéopathie est efficace à la période de la ménopause car elle ne s’occupe pas d’un symptôme en particulier mais d’un ensemble, d’un terrain. Elle ne possède pas de traitement standard. Elle traite des symptômes globaux et souvent intriqués (fatigue et difficulté à dormir par exemple, ou anxiété et insomnie, etc.). Bien sûr, c’est une médecine qui ne marche pas sur toutes les femmes. Certaines n’y trouvent pas forcément ce qu’elles cherchent, soit parce qu’elles estiment les remèdes inefficaces ou trop longs à agir, soit parce qu’elles sont déroutées par cette manière de soigner qui prend en compte également leur environnement psychoaffectif. D’après les homéopathes, mieux vaut consulter tôt pour traiter le terrain dès les premiers signes de la préménopause et mettre en place un traitement de fond.

Le Dr Serge Rafal, homéopathe, spécialiste de ces médecines alternatives et complémentaires, cite quelques traitements au long cours : Actaea racemosa, médicament préparé à partir d’un arbre, l’actée à grappes ou cimicifuga, qui calme l’hyperémotivité, l’anxiété, le sentiment d’insécurité ; ou encore Sepia officinalis, dérivée de l’encre de seiche, qui agit sur la déprime, la fatigue, le manque d’appétit sexuel. Ensuite, chaque femme peut trouver un remède pour des troubles dont elle souffre ponctuellement ou à plus long terme : Lachesis mutus, Sepia ou Sulfur contre les bouffées de chaleur ; Arsenicum album, Graphites, Sepia officinalis contre la sécheresse de la peau ; Agnus cactus contre la baisse de la libido. L’homéopathie propose aussi des remèdes contre des troubles spécifiques comme les problèmes de peau ou de cheveux, les migraines.

Mais tous ces remèdes (et il en existe bien d’autres) ne sont cités qu’à titre indicatif. Ils ne sauraient être pris en automédication. Pour être efficaces, ils doivent être le fruit d’un interrogatoire complet de la part du médecin qui cernera les besoins de sa patiente, et prescrira les bons médicaments et les bonnes posologies. Ensuite, des visites régulières permettent d’adapter le traitement pour traverser ce cap désagréable de la ménopause.

C’est quoi le traitement hormonal homéopathique ?

« Aucun médicament, en dehors du THM, ne peut prétendre remplacer les hormones qui ne sont plus sécrétées », explique d’emblée le Dr Serge Rafal. En revanche, « on peut s’aider de doses infinitésimales d’hormones pour rétablir un équilibre », poursuit le spécialiste. Les basses dilutions (4 CH ou 5 CH) sont stimulantes, les hautes dilutions (15 CH) freinent le métabolisme ou le régule. Ainsi, le médecin va jouer sur les hormones (ou plutôt les neuro-hormones), les rééquilibrer en quelque sorte.

La FSH : secrétée en grandes quantités à la ménopause, en réponse à l’arrêt de la fonction ovarienne, elle est donc prescrite à hautes dilutions pour freiner les bouffées de chaleur.

La LH et la RH : ce sont deux neuro-hormones sécrétées par l’hypothalamus. On les utilise en complément du traitement précédent s’il ne suffit pas, pour jouer sur toute la chaîne hormonale.

Folliculinum (pour réguler les œstrogènes) : c’est le nom ancien de l’œstrone, une hormone qui accompagne la formation de l’ovule. En période de préménopause, alors que les œstrogènes sont en excès (seins tendus, irritabilité, maux de tête, rétention d’eau), on la prescrit en moyenne dilution. En revanche, à la ménopause, au moment où les œstrogènes ne sont plus sécrétés, on la prescrit en basse (4-5 CH) ou moyenne (7-9 CH) dilution.

Progesteronum (Pour stimuler la progestérone) : indiquée à basse dilution en cas de déficit.

Luteineum : elle a, selon le Dr Rafal, une action plus complète encore, puisque cette substance, fabriquée à partir du corps jaune (les tissus qui produisent la progestérone) contient aussi des vitamines et des œstrogènes.

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