Le sexisme, ça se passe (aussi) dans le cerveau

Les préjugés hommes-femmes collent parfois à la peau. Mais il semblerait que cette imprégnation soit à ce point profonde qu’elle puisse être intégrée par le cerveau. Des chercheurs italiens de l’Université de Milan-Bicocca ont étudié cette influence des stéréotypes sexués sur les régions cérébrales. Les résultats de leur enquête, publiés dans la revue Neuroscience, montre comment le cerveau peut être perméable aux clichés sur les différences sexuées. Pour s’en rendre compte, 15 étudiants ont dû écouter la lecture de 240 affirmations dont certaines étaient associées à des termes stéréotypés de genre. Pendant le même temps l’activité électrique du cerveau a été scrutée au moyen de l’électroencéphalographie (EEG).

Des erreurs syntaxiques

« Les stéréotypes de genre sont traités automatiquement comme s’ils étaient des erreurs morpho-syntaxiques », pointe l’étude, ce qui suggère à quel point ils sont profondément enracinés dans notre cerveau linguistique. La représentation neurale des stéréotypes basés sur le genre impliquait principalement le gyrus frontal moyen, montrent encore les chercheurs.

Cette étude suggère que les stéréotypes de genre sont assimilés par le cerveau comme des erreurs de syntaxe et des erreurs linguistiques dont les règles sont enregistrées depuis l’enfance, résume Sciences et avenir.

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