Le potiron léger et ami du teint D

Dans des temps lointains, l’homme ne consommait sans doute que du potiron à chair très amère. Mais au fil du temps, la production de variétés à chair plus douce a séduit les plus fins palais. Comme sa cousine la citrouille, le potiron est une courge et donc un fruit (si, si !), même si on le cuisine le plus souvent comme un légume. Selon sa variété, il va être plus ou moins aplati, de couleur orange tirant vers le rouge, en allant jusqu’au vert foncé. Et en Europe, contrairement aux États-Unis et au Canada, il ne trône pas uniquement comme décoration pour Halloween, il est de toutes les recettes et séduit petits et grands.

Un fruit anticonstipation

Doucement laxatives, les fibres du potiron (1,3 g/100 g) sont particulièrement efficaces pour favoriser le bon fonctionnement des intestins. Comme elles sont en général consommées broyées – le potiron étant traditionnellement cuisiné sous forme de potage ou de purée -, elles ont l’avantage d’être très bien tolérées. Leur action stimulante est accentuée par la présence de mannitol, un glucide complexe aux vertus légèrement laxatives. La consommation de potiron permet ainsi de lutter très naturellement contre une tendance à la constipation, sans toutefois trop agresser l’intestin.

Il prend soin de votre beauté…

Riche en bêtacarotène (antioxydant) (une portion de potiron de 200 g fournissant la totalité de l’apport quotidien conseillé), il ravive le teint lorsqu’on le consomme régulièrement. En luttant contre le vieillissement cellulaire, ce précieux caroténoïde lutte contre les rides. Quant à la lutéine et la zéaxanthine qu’il contient, elles s’accumulent dans la macula et la rétine de l’oeil, le protégeant ainsi du stress oxydatif qui pourrait lui causer des dommages. Des études ont d’ailleurs souligné qu’un apport régulier de ces deux composés antioxydants était associé à un risque plus faible de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et de cataracte.

…  Et éloigne le cancer

Depuis quelques années, un lien entre la consommation de potiron et le risque de développer certains cancers a été montré. Toutefois, d’autres études ont démontré des résultats contradictoires et la recherche en la matière doit encore se poursuivre. Si d’autres preuves sont découvertes, le potiron pourrait figurer parmi les fruits dont la consommation régulière diminue le risque d’apparition du cancer du poumon, de l’oesophage, des intestins… On attribue cet effet bénéfique à sa richesse en provitamine A, dotée de propriétés antioxydantes majeures. En attendant d’en être certain, on ne risque toutefois rien à en manger régulièrement !

Ses atouts santé

• Allié du transit. Ses fibres douces participent au bon fonctionnement du transit intestinal, y compris en cas de syndrome de l’intestin irritable.

• Bon pour la peau. Son bêtacarotène est l’allié du teint et de la jeunesse de la peau

• Protège les yeux. Certains de ses antioxydants préservent l’acuité visuelle

• Ses propriétés anticancer restent à démontrer mais il pourrait réduire le risque de cancer du poumon, de l’oesophage et du côlon.

Sous toutes les coutures

• Potiron ou citrouille ? Pour distinguer l’espèce, on se fie au pédoncule : celui du potiron est tendre et spongieux, cylindrique et évasé près du fruit. À l’inverse, celui de la citrouille est dur et fibreux, il a cinq côtes anguleuses et pas de renflement au point d’attache.

• Saveur. On dit que la pulpe du potiron possède un goût plus fin que celui de la citrouille. Sa saveur est douce et sucrée.

• Le choisir. Il doit être ferme, lourd dans la main, son écorce dure, sans taches ni craquelures.

• Conservation. Gardé dans un endroit frais et sec, il se conservera quelques semaines. Évitez le réfrigérateur. À la cave, il peut se conserver sans problème quelques semaines voire quelques mois après cueillette, selon les variétés.

• Des graines intéressantes. Riches en phytostérols et en acides gras monoinsaturés et polyinsaturés, elles gagnent à être séchées au lieu d’être jetées, afin de combattre les maladies cardio-vasculaires.

Son CV. 20 Cal/100 g (cru) • Protéines 1 g • Lipides 0,1 g • Glucides 3,5 g • Fibres 1,3 g

A lire aussi:

Craquez pour le potiron

Enfant: comment leur faire aimer le potiron?

Le potiron, le légume minceur de l’hiver

9 délicieuses recettes au potiron

Pour plus de détails, cliquez sur: Le potiron léger et ami du teint D