Cancer du sein : 1 petite tumeur sur 4 devient agressive

Les résultats d’une étude de grande ampleur présentée lors du congrès de l’European Society of Medical Oncology (ESMO) à Madrid montrent que 24% des petites tumeurs ont une biologie agressive. Initialement, les cancers du sein sont diagnostiqués  » à risque  » par des critères cliniques (âge, taille de la tumeur, envahissement ganglionnaire, examen des récepteurs hormonaux sur le tissu de la tumeur) et des tests génomiques, les tumeurs agressives pouvant être identifiées par une signature de 70 gènes. Lorsque ces deux examens supposent des risques élevés, la chimiothérapie est inévitable. Ce qui n’est pas le cas lorsque les risques indiqués par les deux tests sont faibles.

Les chercheurs se sont intéressés à 826 patients ayant une tumeur primaire inférieure à 1 cm. Les risques cliniques et génomiques ont été calculés et il s’est avéré que 24% du groupe se trouvait à faible risque clinique, mais à haut risque génomique. La moitié de ce petit groupe, choisi au hasard, a reçu une chimiothérapie.

Les tests génomiques plus fiables ?

Après 5 ans, très peu de patients ayant subi une chimiothérapie ont connu des rechutes de la maladie. Le taux élevé de survie de ces personnes était également très élevé. Les médecins ont alors constaté que près d’un patient sur 4 avec de petites tumeurs risquaient des métastases. Toutes les petites tumeurs ne sont donc pas identiques et les médecins préconisent une attention particulière à leur biologie plutôt qu’à la taille lors de la décision des traitements adjuvants.

À lire aussi :

La pollution atmosphérique favorise le cancer du sein

Un soutien-gorge pour dépister le cancer du sein

Cancer du sein : le sport pour éviter la récidive

Pour plus de détails, cliquez sur: Cancer du sein : 1 petite tumeur sur 4 devient agressive