L'oignon protège des cancers

Ses origines demeurent inconnues, mais on sait que l’oignon est cultivé par les hommes depuis plus de 5 000 ans. Les premières traces de production proviennent d’Asie occidentale, en Mésopotamie (une grande partie de l’Irak actuel). Le bulbe se répand rapidement sur les territoires égyptiens – il est alors consommé cru et fait partie des plantes rituelles qui accompagnent les morts -, en Grèce antique et dans l’Empire romain. En gagnant l’Europe et le reste du monde, il accompagne souvent les marins, car sa teneur en vitamine C lutte contre le scorbut. Dès le Moyen Âge, outre son usage dans la cuisine, il est également appliqué en cataplasme contre les douleurs.

Une bonne source d’antioxydants

D’un point de vue phytochimique, l’oignon jaune est une source majeure de vitamine C, de sélénium mais aussi de flavonoïdes, plus précisément de quercétine, un antioxydant puissant que l’on retrouve aussi dans la pomme ou le thé. Cette molécule empêche la croissance d’un très grand nombre de cellules cancéreuses, ce qui en fait un inhibiteur du développement du cancer. L’oignon rouge apporte, lui, des anthocyanes responsables de sa coloration, qui luttent contre le vieillissement cellulaire, améliorent l’élasticité et la densité de la peau, renforcent la résistance des vaisseaux sanguins de l’épiderme et l’acuité visuelle (vision nocturne notamment).

Un protecteur contre différents cancers

Le docteur Richard Béliveau, spécialiste du cancer et auteur des « Aliments anticancer » (éd. Flammarion), explique que « selon les connaissances acquises jusqu’à présent, il est de plus en plus certain que les composés de l’oignon peuvent freiner le développement des cancers en ciblant au moins deux processus impliqués dans la croissance des tumeurs. D’une part, ils pourraient prévenir l’activation des substances cancérigènes en diminuant leur réactivité ainsi qu’en accélérant leur élimination. Cela réduit les dommages causés par ces substances à l’ADN, la principale cible visée par ces cancérigènes. D’autre part, ils sont également capables de réduire la propagation des tumeurs en interférant avec le processus de croissance des cellules cancéreuses, ce qui provoque leur mort. » À ce jour, des études menées sur les propriétés anticancer de l’oignon ont montré que sa consommation régulière permettait de réduire le risque de cancer du côlon, du larynx, des ovaires, du cerveau, de l’estomac, de l’oesophage ou encore de la prostate. Les recherches ne portent pas sur une variété en particulier, mais plus l’oignon est coloré, plus il est riche en antioxydants. Enfin, on sait que les molécules responsables de ces effets anticancéreux sont libérées par le bris mécanique des légumes : mieux vaut donc le consommer fraîchement haché sur vos préparations culinaires.

Un ami de la flore intestinale

Ses fibres, qui sont plus digestes quand l’oignon est cuit, relancent les transits paresseux. Il favorise la digestion en stimulant la sécrétion de bile. Riche en inule, une fibre aux propriétés prébiotiques, il équilibre la flore intestinale.

Ses atouts santé

• Antioxydant. Riche en quercétine, un puisant flavonoïde, l’oignon lutte contre le vieillissement des cellules et leur dégénérescence en cellules cancéreuses.

• Il éloigne les cancers. Il a montré ses bienfaits contre de nombreux cancers (côlon, ovaires, cerveau, estomac, prostate…) en empêchant la croissance et la propagation des tumeurs.

• Pour un ventre en bonne santé. Ses substances prébiotiques soutiennent la flore intestinale.

J’en fais quoi ?

• Le choisir. Exit les oignons mous ou germés. Privilégiez toujours des oignons fermes (signe de fraîcheur) et de couleur uniforme.

• Le peler sans pleurer. L’idéal consiste à le peler sous le jet d’eau du robinet, car la molécule responsable de nos larmes est soluble dans l’eau.

• Le consommer. Alternez sa consommation crue et cuite pour profiter de sa vitamine C, du fer, du manganèse, mais également pour bien le digérer. La bonne nouvelle, c’est que les antioxydants qu’il contient ne sont pas dénaturés par la cuisson.

Son CV. 39 Cal/100 g (cru) • Protéines 1,1 g • Lipides 0,6 g • Glucides 6,2 g • Fibres 1,7 g

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