Des milliers de pacemakers menacés par un risque de piratage

Les ordinateurs et les smartphones ne sont pas les seuls appareils sujets aux cyberattaques : les pacemakers pourraient eux aussi être la cible des pirates informatiques. C’est ce qu’a révélé l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) le 29 août dernier, dans un communiqué. L’alerte concerne six modèles de pacemakers fabriqués avant le 28 août par la société St. Jude Medical, récemment rachetée par Abbott, une entreprise pharmaceutique américaine.

Une mise à jour est recommandée

Au total, pas moins de 465 000 stimulateurs cardiaques sont touchés par cette faille, pouvant avoir de graves conséquences. Et pour cause : elle permettrait à un utilisateur non autorisé de vider la batterie ou de contrôler le rythme cardiaque, mettant ainsi en danger celui qui le porte. Pour empêcher le détournement de ces pacemakers, destinés à stimuler les muscles cardiaques, la FDA conseille à ceux qui les portent de se rendre chez un spécialiste, afin de mettre à jour l’appareil. L’agence américaine précise que pour l’heure, aucun cas de piratage n’a été recensé sur les 465 000 appareils concernés.

Ce n’est pas la première fois que la sécurité des stimulateurs cardiaques est mise en cause : en mai dernier, des chercheurs ont trouvé plus de 8 600 failles de sécurité dans les produits de quatre fabricants de pacemakers. La FDA rappelle néanmoins que « tout dispositif médical connecté à un réseau de communication peut avoir des vulnérabilités en terme de cybersécurité (…) Cependant, l’utilisation accrue de la technologie et des logiciels sans fil dans les dispositifs médicaux peut également offrir des soins de santé plus sûrs, plus efficaces, plus pratiques et plus rapides ».

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