Bébé prématuré : identification d'un gène lié aux lésions cérébrales

Lors de l’accouchement, un travail prématuré est associé à des phénomènes inflammatoires chez la maman ou le bébé. Ces phénomènes sont souvent liés à une infection. Cette inflammation peut provoquer des lésions cérébrales et entraîner des séquelles à vie de type paralysie cérébrale, autisme ou troubles comportementaux chez environ 3 bébés prématurés sur 10.

Une nouvelle étude des chercheurs de l’Inserm a étudié le rôle des cellules microgliales, qui contrôlent la réponse immunitaire dans le cerveau lors d’une inflammation. Les chercheurs ont ainsi montré qu’un gène, connu sous le nom de DLG4, contrôlerait ce processus inflammatoire.

Une nouvelle voie dans la recherche de traitements

Ce gène se trouve sous différentes formes chez tous les êtres humains. Jusqu’alors les scientifiques pensaient qu’il jouait uniquement un rôle dans le fonctionnement des neurones. Cette nouvelle découverte suggère qu’il est également impliqué dans le processus de lésions cérébrales de certains bébés prématurés. Cette découverte ouvre des perspectives originales pour la recherche de traitements plus efficaces de ces lésions.

« En développant ce travail, nous espérons offrir une nouvelle voie pour étudier et comprendre comment cette inflammation et les dommages cérébraux ultérieurs sont causés afin que les scientifiques puissent travailler à des traitements plus efficaces pour des maladies telles que l’autisme et la paralysie cérébrale, en arrêtant ou même en empêchant l’inflammation associée à la naissance prématurée » a souligné Pierre Gressens, co-auteur de cette étude publiée aujourd’hui dans Nature Communications.

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